Réseau national de soutien et de prévention de la santé des professionnels exposés à la souffrance, au trauma et à la violence

Psychologue clinicienne par vocation. Mon parcours s’est construit à partir d’une pratique clinique engagée, au contact de situations humaines complexes, souvent marquées par la violence, le trauma et les ruptures de lien.
Je me suis formée progressivement à la clinique du traumatisme, avec une attention particulière portée à ce qui ne se voit pas immédiatement : les effets différés, les traces silencieuses, les mécanismes d’adaptation qui permettent de tenir, parfois au prix de soi.
Ce qui m’a toujours guidée, ce n’est pas la recherche de solutions rapides, mais la compréhension fine de ce qui se joue psychiquement, dans la durée.
J’exerce depuis presque 20 ans auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes confrontés à des vécus traumatiques complexes, notamment dans des contextes de violences sexuelles, d’inceste, de maltraitance et de situations familiales désorganisées.
Au fil de cette pratique, une évidence s’est imposée :
le travail clinique ne concerne pas uniquement les personnes accompagnées.
Il transforme aussi profondément ceux qui l’exercent.
J’ai vu des professionnels compétents, investis, parfois très expérimentés, se retrouver en difficulté non pas par manque de ressources, mais par surexposition à des récits et à des situations qui excèdent ce que le psychisme peut absorber seul.
Cette prise de conscience a marqué un tournant dans mon parcours.
« « Etre psychologue aujourd’hui, c’est plus qu’un métier, c’est un acte militant » »
Je travaille à partir d’une approche rigoureuse, ancrée dans la clinique du psycho-traumatisme, attentive à la dimension corporelle, émotionnelle et relationnelle du trauma.
Je m’intéresse particulièrement :
Aujourd’hui, mon travail s’articule autour de plusieurs axes complémentaires :
Chapitre 2 : « Le traitement des traumatismes des parents et leur impact sur les enfants », DUNOD, 2019.

